vous êtes notre 13682° visiteur depuis le 20-06-2008...

Le Collège de Clinique Psychanalytique du Sud-Ouest

Toute théorie se tait ou s’évanouit toujours au lit du malade. Jean Corvisart, 1808

Ce qui me sauve de l’enseignement, c’est l’acte... Jacques Lacan, 1970

Le collège clinique est une institution dont la tradition, européenne, remonte au début du XVIIIe siècle.
Lieu d’enseignement autant que de recherche, on y apprenait la pratique médicale « au lit du malade ».
L’enseignement clinique a toujours été au cœur de la tradition psychiatrique classique et Freud s’est plié à cette exigence.
Ainsi, c’est à partir de ses cinq psychanalyses que s’est construite la clinique freudienne.
Ce n’est pas un savoir universel mais c’est la révélation de la structure d’une expérience, le transfert, où l’analyste est impliqué dans le tableau clinique de son analysant. La clinique psychanalytique est donc résolument une clinique de la subjectivité.
Si Freud a présenté des cas soigneusement rédigés, Lacan, en revanche, a peu parlé de ses cures mais il s’est livré à cet exercice classique dit de la présentation de malades.
Répondant à l’invitation des praticiens de la santé mentale en quête d’un regard psychanalytique, Lacan a adapté cette pratique à la rencontre, mise en scène, d’un patient avec un psychanalyste. ........ cliquer ici pour lire tout le texte ......


Bordeaux - Dax - Lannemezan - Millau/Rodez
Montauban - Toulouse - Cahors











CCPSO - Programme 2011/2012

Qu’est-ce qui fait lien ?

La question dite du « lien social » est devenue centrale dans la vie intellectuelle et les débats politiques. Et pas uniquement dans le Journal, les recherches sociologiques ou les spéculations des philosophes. La psychanalyse elle-même est sollicitée et interpellée sinon pour suggérer des solutions en tout cas pour formuler son diagnostic.
Freud lui-même le fit en son temps avec son Malaise dans la culture (1926). Mais auparavant, il s’était interrogé sur ce qui fait lien dans Massenpsychologie und Ich-Analyse (1921) où il mettait en évidence d’une part que « la psychologie individuelle est aussi, d’emblée et simultanément, une psychologie sociale » et, d’autre part, que les fonctions et processus dégagés par l’analyse dans les cures individuelles sont les mêmes que l’on retrouve à l’œuvre dans les institutions sociales éminentes que sont l’Armée et l’Église. Et sans doute pourrait-on ajouter la Famille voire la Nation : identification, amour, père et symptôme (cf. ses trois types d’identification).
Si Lacan reprend à nouveaux frais la question de ce qui fait lien (L’envers de la psychanalyse et « Radiophonie » (1970)), c’est moins pour se démarquer de Freud, ou pour le contester, que pour le radicaliser. Cette option, si elle recycle le syntagme de « lien social » que Durkheim lui-même emprunte à Rousseau, vaut d’abord par l’obligation qu’elle impose de spécifier la question en la complétant : qu’est-ce qui fait lien entre les/des parlêtres ?
C’est dire donc que la question outrepasse celle des liens naturels, biologiques (liens instinctuels qui régissent le monde animal non parlant) pour instaurer l’ordre des discours en tant que « lien social, fondé sur le langage ».
Si l’instinct est insuffisant pour rendre raison du lien social entre parlêtres, c’est bien parce qu’il s’agit d’assurer davantage que la coexistence d’organismes, celle de corps, de corps parlants et jouissants, de corps habités par la parole mais aussi par la pulsion.
Qu’est-ce qui donc les assemble ces corps, qu’est-ce qui les rapproche, les enchaîne, les unit, les noue, bref les fait tenir ensemble ? Ce lien est-il de l’ordre du signifiant ou de l’affect ? Est-ce le langage et ce qui en dépend (langue, aliénation, sens, idéaux, identifications, parole, engagement, contrat) ? Ou serait-ce la libido et ses déclinaisons (pulsion, amour, goûts, plaisirs, satisfactions, plus-de-jouir) ?
Leur articulation dans la catégorie de discours qui livre à la fois la structure de l’inconscient, de la politique et du couple analytique nous servira à cerner au plus près de l’expérience ce qui fait lien pour le sujet, ce qui fait lien dans la cure analytique, ce qui fait lien entre parlants sexués et ce qui fait lien dans le « social ».




Odette, apportes mois mes morts !"

de Gilles Pastor"



cliquer sur l'image pour avoir le dossier du spectacle





Revue du CCPSO N°13

Reconsidérer l'affect : une clinique de l'imprévisible




cliquer sur l'image pour avoir plus de détails sur la revue





"La répétition à l’épreuve du transfert”

La revue nationale des Collèges cliniques n° 10 - Mars 2011 -




cliquer sur l'image pour avoir plus de détails sur la revue








Secrétariat du CCPSO
Corinne DURAUD-POULIZAC
7, rue Clemence Isaure
31000 TOULOUSE
Tél : 05 61 76 35 67
contacter le secrétariat



contacter le webmaster
   
site web par depuis 1983...
    4.4.3-dev